Des nouvelles !

Ca fait quelques deux semaines que je n’ai rien mis… Et bien ce sera chose faite !

J’ai eu deux semaines un peu particulières, ça justifie un peu.

Déjà, parlons de mon stage, raison de mes 3 mois ici même. Pour faire simple, le laboratoire dans lequel je suis travaille sur une méthode de simulation qui n’utilise pas une grille pour analyser les variations physiques d’un phénomène (par exemple, de l’eau qui coule), mais qui représente, par exemple l’eau, par des particules. En pratique, ça permet de résoudre aisément beaucoup, beaucoup, beaucoup de difficultés dans les simulations. Au prix d’un temps de calcul très long…

Premier défi : lire et comprendre le code de simulation. J’ai mis un peu plus d’une semaine. Ya des trucs vraiment très très intelligent dedans, c’est vraiment impressionnant.

Second défi : insérer un modèle thermique. Je l’ai d’abord testé sur des choses qui ne bougeaient pas (conduction thermique, donc), puis sur des machins qui bougent.

Vidéos :


Troisième défi : faire fondre un glaçon, puis le faire flotter pendant qu’il fond. Ben… Je l’ai juste fait fondre. Faire flotter des objets, c’est pas mal compliqué en fait… J’ai 2 mois pour ça : D

Vidéo :

Bon… Après cet bref écart, retour à mes aventures…

Déjà, j’ai toujours pas de photos de mon appart’, ni du labo, d’ailleurs. Mais ça viendra, un jour…

Je suis allé faire un tour à Odaiba, au sud de Tokyo, sur la rive Est de la baie de Tokyo. Je vais commencer par en décevoir certains : je ne suis pas allé voir le Gundam Front parce que je ne l’ai pas trouvé, talentueux comme je suis… Promis, j’irai au Gundam Café, c’est moins loin en plus.

Et ben c’est un coin bien sympathique. Le côté baie est un gros pavé de verdure qui traine au milieu d’un port et des terminaux de containers (où on a une bonne visibilité sur les porte-containers en partance pour on ne sait quel lieu du monde. Une partie ira probablement chez nous). C’est plutôt agréable d’ailleurs. Il y a une petite presqu’ile qui correspond à un ancien fort. L’ambiance qui y règne est particulière : il est recouvert de végétation, les « entrées » à moitié obstruées. Ca fait un peu « ruine abandonnée », alors que c’est au milieu de Tokyo et qu’un tas de gens y viennent pour se promener.

J’ai découvert LE supermarché par excellence de l’étudiant japonais : le Seiyu. C’est une branche de Wal-Mart au Japon, et on s’en sort pour des prix pas dégueux, notamment pour les légumes. J’ai même pu acheter un T-shirt de qualité standard pour 5 euros (que je me suis empressé de tacher aujourd’hui-même). J’vais essayer de trouver l’équivalent pour les fringues, parce que c’est über cher.

Par la même, j’ai découvert BIC Camera. Le jour où je deviens riche, je deviens pauvre. Ils ont plusieurs types de boutiques. L’une d’entre elle est bourrée de matos photo… Une autre possède un étage avec, entre autres, des figurines. Genre des Gundam de 30 cm, pour à peine 30 euros… Puis des figurines Albator, Star Wars… (et tout le matos pour peindre des figouz, cela va de soi !)

Je me suis acheté du matos (notamment des gants et une lampe frontale) pour pouvoir grimper le Mont Fuji, et peut-être le Mont Kita, deuxième plus haut sommet du Japon, conseillé par mon maitre de stage. J’irai probablement durant la deuxième semaine de Juillet, histoire qu’il reste pas trop de neige sur les sommets.

 

Voilà voilà voilà… C’est pas de la super qualité, mais je crois que c’est parce que j’ai bloqué mon cerveau sur le boulot que je fais au labo. En fait, je crois que j’adore ça… Peut-être un doctorat, qui sait ?

1ère semaine

Et ben voilà ! Ca fait déjà une semaine !

Niveaux péripéties, j’ai été servi. Pas plus tard qu’hier midi, c’est une tremblement de terre de magnitude 4 qui m’a secoué pendant presque une minute (j’aurais dit une demie). C’est hyper impressionnant quand t’es dans ta capsule à l’hotel. Bon, Tokyo a résisté à une magnitude de 9 en 2011, alors hein…

Et j’ai été réveillé en pleine sieste post-repas sur mon bureau par une petite secousse. On aurait presque cru que le pays voulait pas que je dorme.

 

J’me suis pas mal baladé depuis. J’ai fait et refait le parc d’Ueno, et Sanshiro Pond – un mini-morceau de parc en plein milieu de l’Université de Tokyo. Dans les deux cas, c’était l’isolement total au milieu d’une foret dense de verdure, avec des bruits d’animaux (aussi bien les cris que les bruissements dans les plantes <3).

J’ai carrément adoré. Le silence tombe et on n’entend plus que quelques restes de ville en fond sonore. Au Meiji-Jingu, on oublie même que la ville existe tout autour.

D’ailleurs, parlons-en du Meiji-Jingu (ou sanctuaire Meiji), dédié au couple impérial du même nom. C’est la foret, DENSE. Le chemin qui passe au milieu est large, mais les arbres centenaires (ou du moins pas loin) sont immenses et nous réduisent à des fourmis. Si on fait abstraction des quelques touristes qui s’expriment fort, c’est d’un calme impressionnant. On entend toute la nature qui se meut.

J’ai pu aussi visiter le jardin qui aurait été conçu par l’empereur Meiji lui-même. Là, il y a comme une autre impression. Le chemin est plus petit, les arbres plus proches. Il y a même un grand étang avec des carpes. C’était très reposant. Il y avait un grand nombre d’arbres très différents et très beaux, même si je ne connais pas le nom d’un seul.

J’ai essayé de visiter les jardins du palais impérial, mais manque de chance, ils étaient fermé ce jour-là. Il devait y avoir une rencontre officiel, ou quelque chose ça, puisque beaucoup de véhicules passaient les postes de sécurité. Dommage, mais je réessayerai !

 

Le Japon, c’est un pays fabuleux. Du moins, moi, je l’adore. L’avantage de pouvoir y passer 3 mois, c’est que je peux prendre mon temps. Visiter un truc par jour, repasser dix fois dans le même parc que j’ai bien aimé… Ca permet de voir le rythme du pays et de son peuple. Et aussi de se ressourcer, à son propre rythme.

J’y ai découvert quelques choses intéressantes : tout d’abord, c’est un pays qui maintient un paradoxe : les économies. Autant chaque bâtiment, chaque objet semble fait pour utiliser le moins de matière possible, peser le moins possible, tout en étant le plus fonctionnel/solide possible. Autant ils ne lésinent pas sur la consommation d’eau ou d’électricité. Par exemple, aux toilettes, les urinoirs utilisent au moins 2 à 3 fois plus d’eau que par chez nous. Pour les toilettes assises, on aurait presque l’impression que le mode « petite chasse » n’existe pas. Pour l’électricité, il suffit de voir la quantité de néons, la climatisation systématique de tous les endroits (ça évite de mourir de chaud, mais parfois c’est réglé super froid, surtout dans le métro). On vous fournit moultes sacs plastiques, même pour une unique bouteille d’eau (j’essaie de le refuser quand je peux, mais mon japonais me fait défaut).

Parlant d’économies de matière, j’ai l’impression que les voitures ne font pas exception : elles sont très étroites, à tel point que je me demande même si une SMART n’est pas un poil plus large. Aussi bien les voitures à 4 places que les voitures familiales… Et ça rend quelque chose de plutôt comique, je dois bien avouer. Même les camions/bétonnières sont « modèle réduit » (pas tous, mais une partie)… En contrepartie, il y a les taxi qui ne font pas dans l’économie de place. Ca doit être les voitures les plus larges sur la route…

 

Je viens désormais d’emménager dans mon appartement ! Je mettrai des photos dans un article ultérieur. En tout cas, ça change. Je peux étirer mes bras et mes jambes, sans toucher les murs. Et je peux tenir debout !

 

Bon, ben, voilà. Ce sera tout pour ce soir, avec quelques photos de mes promenades (je n’ai pas pris de photos numériques systématiquement, d’où l’absence de certaines choses dont je vous ai parlées).

Arrivée

Me voici donc au Japon. Avec un jour de décalage, j’écris cette article, parce que j’étais mort et lessivé des 17 heures de vol. Plus me perdre à Tokyo à 22 heures, incapable de trouver mon hôtel (merci mon téléphone portable en 3G par itinérance-qui-a-du-me-couter-une-blinde (c’était ça ou je dormais dans la rue, vu comment je connais trop bien le coin)).

Ceci dit, j’ai vu deux ou trois choses marrantes. Déjà, c’est incroyable le monde (sobre !) dans la rue à ces heures. Il y en avait autant qu’à 19 heures, en rentrant ce soir ou que ce matin à 9h30. Ensuite, j’ai trouvé assez drôle les manières qu’ont les ambulances pour traverser les carrefours : en temps normal, elles ont un bruit quasi standard d’ambulance mais volume faible ; aux carrefours, c’est les sirènes anti-aériennes à pleine puissance, doublées d’annonce qui doivent surement dire « dégagez s’i’ou’plait ». Il avait aussi les garages de motos. Ils semblaient ne jamais fermer, avec des types bossant encore à 22 heures, comme à 8h. On avait l’impression de se plonger dans un autre temps, ou un autre lieu. En même temps, je découvre le Japon !

Sinon, ils ont tout plein de beaux traaaaiiiins ! J’irai en faire plein de photos dès que j’aurai acquis un peu plus de repos (et surtout récupéré du jet-lag).

Ce soir, c’était nouilles aux fruits de mer et Kit-Kat Framboise. Et ben le Kit-Kat Framboise, c’est un Kit-Kat à la Framboise, le gout du chocolat en moins. Tu l’as voulu, tu l’as eu. Et c’est pas dégueu.

Niveau logement, pour cette semaine seulement, je suis dans un capsule hotel en suite premium. En gros, 20 cm de chaque dimension en plus. Mesuré à la pochette cartonnée, j’ai 90cm*90cm*1,8m. En gros, 1,44 m² ou encore 1,15 m^3, le tout se vantant d’être le moins cher de Tokyo. En tout cas, c’est propre, le personnel est sympa et t’as accès au toit de l’hotel. Parce que, oui, on peut monter sur le toit, et ça c’est cool.

Puis arrivée au labo. Un tas de gens bien sympa. Un séisme de magnitude 5, et une cafetaria qui remplit ton ventre bien avant que ton porte-feuille ait mal.

Ouverture !

Après être passé par un genre de blog fait maison pourri (je dois être un des plus mauvais développeurs web qui traîne), j’ai cédé à la facilité du WordPress.

Je tripatouille un peu de code et… *pouf*, c’est fait. En moins de 2 jours. Par rapport aux quelques années de tournage en rond pour pas grand chose… Comme solution de remplacement, c’est correct.

En somme, ici, je raconterai peut-être ma vie, mais surtout mes aventures !

(par ailleurs, vous remercierez cette Grammar Nazi qu’est Amalasunthe )

Oyez braves aventuriers ! Venez vivre les péripéties de l'intrépide crevette ! (et les corrections d'une grammar nazi)